Des débits de cours d'eau inférieurs à la moyenne dans le Centre
En mai 2026, l’hydraulicité est globalement déficitaire sur une grande partie de la France métropolitaine, avec une majorité de stations présentant des débits inférieurs à la normale. Les déficits les plus marqués concernent le Centre, le bassin de la Loire moyenne, le Massif central ainsi que le centre-est et le centre-sud.
La carte hydraulicités illustre les débits des cours d’eau d’une période donnée en France par rapport à la moyenne interannuelle de cette même période. Les couleurs indiquent l’intensité des écarts : des teintes bleues pour des débits supérieurs à la moyenne et des teintes rouges pour des débits inférieurs. Cette carte est un outil essentiel pour évaluer les variations hydrologiques régionales et connaître les éventuelles pénuries ou excès d’eau.
Au 9 juin 2026, 23 départements sont concernés par des restriction des usages de l’eau au-delà du niveau de gravité vigilance, dont 7 départements qui ont atteint le niveau de crise.
Situation hydrologique à l'échelle nationale
La carte Cumul des précipitations efficaces montre la quantité totale de précipitations (en mm, 1 mm équivaut à un litre d’eau par mètre carré) qui ont contribué directement à l’écoulement des rivières, à l’humidification des sols et à la recharge des nappes phréatiques depuis le début de l’année hydrologique.
Les précipitations efficaces correspondent à un bilan hydrique entre les précipitations et l’évapotranspiration réelle (évaporation de l’eau dans l’atmosphère et transpiration de la végétation).
Source : Eaufrance
Le graphique met en évidence une forte variabilité des débits de l’Arnon selon les années. Certains hivers peuvent connaître des débits élevés, comme en début d’année 2026, mais la baisse peut être très rapide dès le printemps, avec des niveaux faibles observés avant même la période estivale.
L’année 2026 illustre bien cette évolution : malgré un pic de débit très important observé en février, les débits diminuent fortement dès le printemps. En juin 2026, le débit moyen mensuel mesuré à la station de Mareuil-sur-Arnon est de 0,398 m³/s, soit la valeur la plus faible observée pour un mois de juin parmi les années représentées sur le graphique. Cette situation traduit l’installation rapide d’un étiage marqué, avec une ressource en eau déjà fragilisée au début de l’été. À l’inverse, l’année 2024 présente des débits plus soutenus sur une grande partie de l’année, tandis que 2022 et 2023 traduisent des situations de sécheresse plus marquées. Ces évolutions rappellent que la ressource en eau reste fragile et directement dépendante des conditions hydrologiques et climatiques.
Ces évolutions rappellent que la ressource en eau reste fragile et directement dépendante des conditions climatiques.
La station hydrométrique de Mareuil-sur-Arnon est la station de référence de la zone « Arnon amont » car elle reflète l’état global des débits sur une grande partie du bassin versant amont de l’Arnon. Les débits mesurés à cette station servent de base au suivi des étiages et au déclenchement des différents niveaux d’alerte sécheresse.
